Risque de Crédit
Le risque de crédit, ou risque de contrepartie, se matérialise dès lors qu’un débiteur (la contrepartie) n’est plus en situation ou ne veut plus assumer ses obligations financières à l’égard de son créancier auprès duquel il a souscrit une dette, conformément aux stipulations du contrat qui lie les deux parties tout au long de leur engagement.
Il s’agit du risque « historique » des établissements de crédit dont les métiers de base sont le prêt et le financement, et leur principal gisement de pertes potentielles. Un établissement de crédit qui prête à un état ou à une entreprise en mauvaise santé financière, ou encore à un particulier peu solvable prend le risque de ne pas récupérer l’intégralité du principal de son prêt ni les intérêts qui lui sont dus. Ce risque est lié à la qualité de signature de l’emprunteur.
Dans le pire des scénarios, la contrepartie fait faillite et l’établissement de crédit subit des pertes dont la sévérité dépend de plusieurs facteurs, dont :
- le montant de l’exposition au moment du défaut
- l’issue de la mise en jeu des garanties que la banque aura exigé lors de la mise en place du contrat
- l’issue du processus de recouvrement.
Au sein des établissements de crédit, le risque de crédit peut se matérialiser sous de multiples formes :
- le risque de défaut d’une contrepartie donnée, évoqué ci-dessus
- le risque de dégradation de la qualité de sa signature (risque de migration de rating)
- le risque de marché sur la qualité de sa signature (ou risque de spread)
- le risque de contrepartie sur les contrats dérivés traités avec une contrepartie risquée
- le risque de crédit d’un portefeuille d’engagements, qui reflète le risque de dégradation de la qualité du portefeuille dans son ensemble. Dans ce cas, l’établissement de crédit est contraint de provisionner à hauteur des pertes probables
- le risque de concentration, qui survient quand un établissement de crédit détient une exposition significative sur un secteur ou sur une zone géographique donnés
- le risque pays, qui se matérialise lorsque la contrepartie est domiciliée dans un pays sujet à une crise systémique aigüe (crise asiatique de la fin des années 90 par exemple) ou à une instabilité politique, etc…
Face aux conséquences néfastes que peuvent induire ces risques, les établissements de crédit doivent disposer de fonds propres suffisants pour absorber les pertes exceptionnelles susceptibles d’être occasionnées par ces différents risques. Tel est l’objet principal de la réglementation prudentielle applicable aux établissements de crédit (Bâle II et Bâle III à compter du 1er janvier 2013).
La gestion efficace du risque de crédit est une composante essentielle d’une approche globale de gestion des risques et essentielle à la réussite à long terme de toute organisation bancaire. La prévention des risques de crédit en amont nécessite de mettre en place des circuits de décision efficaces impliquant les équipes commerciales, d’analyse et de contrôle. Ces structures sont dotées d’outils informatiques de simulation et de pricing du risque de crédit basés sur des modèles statistiques. Elles disposent aussi d’informations qualitatives et quantitatives sur les contreparties qui servent d’input aux modèles d’évaluation.
Pour résumer, la prépondérance des pertes imputables au risque de crédit par rapport au risque de marché et au risque opérationnel rend sa gestion incontournable dans un contexte économique devenu de plus en plus volatil. Des outils fiables et des équipes compétentes et réactives sont les points clés pour sauvegarder la rentabilité de la banque.
A ce titre, R2M Partners propose d’accompagner ses clients dans la définition et la mise en oeuvre d’une stratégie optimale de gestion du risque de crédit associé à leurs activités. Notre expertise en gestion du risque de crédit recouvre les prestations suivantes :
- audit et amélioration des processus d’octroi de crédit
- traitement des problématiques prudentielles Bâle II/Bâle III afférentes au risque de crédit (exemple : assistance à la préparation d’un dossier d’homologation d’un modèle interne auprès de l’ACP…)
- définition des méthodes de calcul des paramètres bâlois (EEPE, EAD, LGD, PD, RWA) selon les différentes approches (standard, IRBF, IRBA)
- révision des moteurs de notation interne, construction de modèles et back-testing,
- élaboration des reportings associés (COREP, FINREP,…) et des systèmes d’information afférents (Fermat, Calypso…).
Plus généralement, au travers de son offre Risque, R2M Partners peut intervenir à différents niveaux :
- gouvernance & stratégie
- pilotage de projets
- conseil & assistance à maîtrise d’ouvrage
- accompagnement opérationnel
- audit & validation
- conduite du changement.